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CONCLUSION

Il y eut entre la fin de la première guerre mondiale (1918) et le tournant du siècle, 205 vols autour du monde, dont 55 furent des vols solitaires.

Il n'y en eut que 10 entre les deux guerres (1918-1939), dont 4 par des pilotes solitaires.

Actuellement, on compte en moyenne deux vols autour du monde par an et environ un vol sur trois est un vol en solitaire. Parmi ces vols, un nombre croissant utilise des avions de construction amateur. Les performances de ces derniers dépassent de beaucoup celles des avions du commerce dont les conceptions datent généralement de plus de trente ans. La construction amateur se permet d'utiliser des profils d'ailes, des matériaux et des techniques, que des avions « certifiés » ne peuvent utiliser, vu le coût extrême de cette « certification ».

Les équipements de navigation, surtout depuis l'utilisation par les pilotes civils du Global Position System (GPS), et ceux de communication ont fait des progrès immenses depuis les vols des pionniers, qui naviguaient à l'estime avec seulement des radios gonio peu fiables et des communications très difficiles. L'extension à la population civile de l'utilisation du GPS a complètement révolutionné la navigation, en donnant aux pilotes, toutes les deux secondes, une position à quelques mètres près. Les centrales de calcul des GPS, même les plus petits, donnent toutes les indications nécessaires à la conduite du vol : distance, vitesse sol, temps à la destination.

Par contre, les chicaneries administratives et douanières n'ont pas évolué dans le même sens et sont, au contraire, devenues plus fastidieuses qu'avant la guerre, les pays du Tiers-monde se révélant les pires dans ce domaine et le champion des chicanerie administrative étant les Indes.

Est-il possible de faire le tour du monde en avion ?
Est-il possible de le faire en solitaire ?
Un tel vol dépasse-t-il le domaine de l'aventure folle et irresponsable ?
La réponse à toutes ces questions est un oui sans hésitation.

L'aventure est là, à portée de la main de ceux qui veulent la saisir et la vivre. Le tour du monde est une aventure extraordinaire, l'une des rares aventures qui restent encore sur une planète qui se rétrécit de jour en jour. C'est le raid ultime.

Mais un tel vol coûte très cher et peu de pilotes peuvent se permettre de le faire sans une aide financière, c'est-à-dire l'aide d'un commanditaire, le patronage financier d'une firme commerciale susceptible d'aider en échange d'une certaine publicité. L'aide peut revêtir la forme de financement pur, ou du don de produits ou d'équipements utiles au vol, ou, pour une compagnie internationale, de services le long de la route. En retour, le pilote se doit d'exécuter une campagne publicitaire, et d'avoir les logos des compagnies sur l'avion ou/et sur ses habits.

Malheureusement, un tel patronage a tellement été utilisé, et les compagnies susceptibles d'être mises à contribution ont été tant sollicitées que ces sources d'aide se tarissent et que les commanditaires se font rares. Pour parer à cela, la tendance, depuis quelques années, est soit de faire le vol dans le but d'attirer l'attention et de collecter des fonds pour une noble cause, soit d'utiliser le côté pédagogique du vol pour avoir l'aide et le support d'une école ou d'un centre universitaire. Certains vols autour du monde utilisent les deux. Qui pourrait refuser une donation à un pilote qui risque sa vie pour collecter des fonds pour aider des enfants handicapés ? Une école ou un centre universitaire peut aider également en créant et en entretenant un site sur l'Internet donnant des nouvelles journalières du vol : les élèves apprennent la géographie, pénètrent les difficultés d'un tel vol, se passionnent pour une expérience hors du commun. Cette méthode a cependant été critiquée, car elle utilise des écoles et leurs élèves pour aider un pilote à faire un vol où, en fait, il trouvera une petite gloire personnelle.

En résumé, pour faire le tour du monde en solitaire, il est nécessaire de réunir :

  • Un pilote qualifié et sûr de lui (ou d'elle),
  • Un bon avion capable de franchir les distances nécessaires,
  • Une bonne préparation,
  • Des sponsors ou une fortune personnelle.

J'espère que ces pages vont encourager ceux ou celles qui sont tentés par cette grande aventure.
Écrivez-moi si vous avez besoin de plus de détails et de renseignements et tenez-moi au courant de vos projets et de vos progrès.

Bon tour du monde !





Dernière mise à jour : 8 Juillet 2003
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