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FICHIER TECHNIQUE |
LE VOL |
CARTE DU VOL
PETER MACK 2. LE VOL Autant des pilotes comme Wiley Post et Amelia Earhart ont cristallisé l'attention des foules et demeurent encore célèbres, autant certains, au contraire, n'ont jamais quitté l'ombre discrète qui les entoura dès même l'époque de leur raid. La fin dramatique de Post et de Earhart concourt à leur célébrité, particulièrement pour celle-ci dont la disparition demeure mystérieuse. De tous les pilotes ayant fait le tour du monde à l'époque héroïque, Peter Mack est certainement l'un des moins connus. N'ayant ni établi, ni battu de records, il est inconnu à la Fédération Aéronautique Internationale, pourtant d'ordinaire riche en informations. Les seuls renseignements sur lui proviennent du livre de Carrol Glines : Round the world flights. 1951. La guerre de Corée fait rage. Peter Mack vient d'être réélu sénateur démocrate de l'Illinois. Il perçoit la naissance d'un sentiment anti-américain dans le monde. Il décide de faire un tour du monde de propagande pour contrer cette opinion négative à l'égard des Etats Unis, et justifier leur action en Corée et dans le monde. Il achète le Beechcraft Bonanza de William Odom : Waikiki Beach avec lequel celui-ci avait, en 1948, établi un record de vitesse entre Honolulu et New Jersey, record qui disparaît des listes de la Fédération. Mack rebaptise l'avion Freindship Flame. Les détails sur le raid sont fort minces. Peter Mack décolle de Springfield dans le Missouri le 7 octobre 1951. Volant vers l'Est, il fait escale à Terre Neuve, et traverse l'Atlantique par la route du Sud, passant par les Açores, le Portugal et l'Espagne. Remontant vers le Nord, il visite la Hollande, l'Allemagne, et les trois pays scandinaves, Norvège, Finlande et Suède. Puis il descend vers le sud : Moyen Orient, Inde, Philippines, puis Formose et le Japon. Il franchit le Pacifique, passant par les îles Wake, Midway et Hawaii, et enfin la longue étape finale jusqu'à San Francisco. Il fut absent trois mois et demi, ayant couvert 54 000 kilomètres en 223 heures de vol et visité 30 pays. Il n'établit, donc, pas de records et on ne sait ce qu'est devenu son avion. Dans ce monde de pilotes solitaires autour du monde, marqué par l'individualisme, le désir de se dépasser, de vaincre une épreuve et de battre des records dans un esprit sportif, généralement étranger à toute idée politique, Mack est une exception. Il est le seul dont le but était non individuel mais collectif, inspiré par un idéalisme nationaliste et marqué par un agenda politique et propagandiste. L'orientation politique, primant tout autre intérêt, explique l'oubli dans lequel il est tombé dans le monde de l'aviation.
Dernière mise à jour :22 avril 2004 Copyright © Claude Meunier 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 webmaster@volssolitaires.com |